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VAE

Relancer une VAE fondée sur un système national de certification

Dans un entretien accordé à Centre Inffo, Gilles Schildknecht, chercheur associé au Centre de recherche sur la formation (CRF/Cnam) et membre du bureau du Comité mondial pour les apprentissages tout au long de la vie (CMA), réagit aux mesures pour relancer la VAE, présentées par le gouvernement le 23 mars dernier.



Ces mesures lui semblent un catalogue à suivre pour relancer la VAE. Or, selon lui, qui a été chef de la mission VAE du ministère de l’Éducation nationale de 2004 à 2008, rien n'est simple. Alors que la  formation professionnelle continue est sur le marché, choix confirmé par les gouvernements de différents bords qui se sont succédé, donc sensible aux phénomènes de concurrence, l’État y joue un rôle particulier : bénéficiant d’une exclusivité de construction et de reconnaissance de ses titres pour l’emploi et de ses diplômes, il détient une position dominante qui protège ses filières de formations y préparant.

Le  travail réalisé est conséquent, mais ne couvre pas l’amont, correspondant à la place des certifications dans la négociation des qualifications des acteurs. La qualification, objet d’un compromis social se définit comme une appréciation sociale de la valeur des travaux et non comme un phénomène technique individualisé. Le processus de qualification incorpore un jugement de valeur, qui s’exerce globalement et produit des effets collectifs.

Mais plusieurs mouvements ont vu se fragiliser cette conception : disjonction entre détention de certifications et classification dans les grilles professionnelles dans la plupart des conventions collectives, apparition du tout-compétence et développement de l’individualisation de la relation salariale… La compétence éminemment individuelle interroge les systèmes de formation et de certification qui se sont, pour la plupart, emparés de cette notion en y attribuant des sens souvent très différents.

Les différentes lois qui se sont succédé et l’apparition des blocs de compétences dans la loi de 2014 sur la formation bouleversent encore l’édifice. L’auteur rappelle qu’il avait proposé la « construction d’un véritable système national de certification, bâti sous la forme d’une progression intégrée des certifications, à partir du certificat CléA, des certificats de qualification professionnelle de branche (CQP), des titres du ministère de l’Emploi et des diplômes des ministères telle l’Éducation nationale ».

Source : Centre Inffo


Date de publication
26 avril 2017